Étude de la persistance et de l’anti-persistance dans les détecteurs CMOS infrarouges pour les missions Euclid et SVOM

Stage numéro : Ingenieur-2627-IS-01
Laboratoire :Centre de Physique des Particules de Marseille Case 902
 163 avenue de Luminy - 13288 Marseille Cedex 9
Directeur :Cristinel Diaconu - 04.91.82.72.01 - diaconu@cppm.in2p3.fr
Correspondant :William Gillard - 04.91.82.72.67 - gillard@cppm.in2p3.fr
Groupe d'accueil :Instrumentation
Chef de groupe :Aurélia Secroun - 04.91.82.72.15 - secroun@cppm.in2p3.fr
Responsable de stage :Aurélia Secroun - 04 91 82 72 15 - secroun@cppm.in2p3.fr

Thématique : Instrumentation

Euclid (http://www.euclid-ec.org) est une mission majeure de l’ESA. Ce télescope spatial dédié à la compréhension de l’Univers a été lancé en juillet 2023 et réalisera une cartographie de tout le ciel. D’une précision jamais atteinte auparavant, ces mesures des grandes structures de l’Univers lointain permettront de tester le modèle cosmologique et en particulier de questionner la nature de l’énergie noire. La cartographie sera obtenue grâce au spectrophotomètre NISP et les 16 détecteurs CMOS IR de son plan focal dont le CPPM a réalisé la calibration au sol, étape fondamentale pour valider les performances de l’instrument.

SVOM (https://www.svom.eu/) est une mission franco-chinoise dédiée à l’observation des sursauts gamma, des phénomènes parmi les plus énergétiques dans l’Univers. La caméra Cagire permettra un suivi au sol unique dans l’infrarouge grâce à un détecteur CMOS IR prototype qui sera testé pour la première fois sur ciel en 2027.

Activité principale

À la pointe de la technologie, les détecteurs CMOS IR que nous étudions au CPPM ont montré, dès leur calibration au laboratoire, un niveau de persistance qui s’avère déjà un vrai défi pour l’extraction des données sur ciel. Une meilleure compréhension de cet effet complexe est indispensable. Dans une première étape, nous nous sommes attachés à analyser les données de la calibration au sol. Nous avons ainsi pu mettre en évidence certaines dépendances — en température, en amplitude du signal source, en longueur d’onde — que nous voulons explorer plus finement. Nous préparons désormais un nouveau cycle de tests dédiés à des études fines de la persistance et de sa contrepartie l’anti-persistance.

Aussi la ou le stagiaire interviendra dans le cadre de ces nouveaux tests. Elle ou il sera amenée à prendre en main le banc de test et participer aux acquisitions. Elle ou il s’intéressera aux données de test et cherchera à caractériser la persistance et sa contrepartie l’anti-persistance. Pour ces analyses, elle ou il pourra s’appuyer sur des codes python précédemment développés et cherchera à :

1) Adapter les codes existants pour les nouveaux besoins d’analyse

2) Extraire des informations pertinentes de la persistance et de l’anti-persistance

3) Proposer des modèles de dépendance de la persistance et de l’anti-persistance

La ou le stagiaire participera aux réunions d’équipe et sera amené à présenter ses travaux.

Connaissances et compétences requises


- Base solide en programmation en langage python


- Bonnes connaissances en traitement du signal et en physique du semi-conducteur


- Connaissances en statistiques utiles


- Goût pour l’expérimentation


- Goût pour le travail en équipe

Le stage de 6 mois sera conventionné et rémunéré. Il pourra être poursuivi en thèse avec un

financement CNES (demande en cours).

Contact : CV + lettre de motivation à

Aurélia Secroun, Ingénieure Chercheure?Tel : 04 91 82 72 15 mail : secroun@cppm.in2p3.fr?

Retrouvez cette offre sur https://www.cppm.in2p3.fr/web/fr/emplois_stages/stages/