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18 janv. 2020
Voir les trous noirs : de l’ordinateur au télescope
Jean-Pierre Luminet (Directeur de recherche au CNRS Laboratoire d'Astrophysique de Marseille & Observatoire de Paris)
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Description :

L’Event Horizon Telescope a fourni en avril 2019 la première image télescopique du trou noir supermassif M87* à une résolution comparable à celle de son horizon des événements, confirmant de façon spectaculaire les modélisations théoriques. Bien avant cette réalisation remarquable rendue possible par l’interférométrie radio à très longue base, de nombreux chercheurs avaient en effet utilisé l'ordinateur pour reconstruire l'apparence d'un trou noir entouré de matériaux lumineux à partir de vues rapprochées. Les images subissent des déformations optiques extraordinaires dues à la déviation des rayons lumineux produite par la forte courbure de l'espace-temps. La relativité générale permet de calculer de tels effets, à la fois sur un disque d’accrétion environnant et sur le champ d’étoiles en arrière-plan. Elle permet aussi de reconstruire pas à pas les paysages vus par un observateur plongeant dans un trou noir.

Crédit de l'illustration : JPLuminet / EHT

Inscriptions : https://www.cppm.in2p3.fr/confCPPM.php

Début :
samedi 18 janvier 2020 à 10:00:00 heure normale d’Europe centrale
Fin :
samedi 18 janvier 2020 à 12:00:00 heure normale d’Europe centrale
Endroit :
Fac des sciences (amphi 6)
14 déc. 2019
Le paradoxe de Fermi
Pierre TAXIL (Centre de Physique théorique - Université d'Aix-Marseille)
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Description :

Appliquant un principe Copernicien, on peut penser que la vie, y compris intelligente, est très répandue dans l’Univers. Ainsi, de nombreuses civilisations technologiques ont pu émerger bien avant la nôtre et donc disposer de tout le temps nécessaire pour explorer et même coloniser la Galaxie. Se présente alors le paradoxe posé par le grand physicien E. Fermi dès 1950 : « Où sont-elles ? ». C’est un sujet qui peut paraître amusant mais qui peut être pris très au sérieux (ou bien un sujet sérieux que l’on peut trouver amusant d’aborder). Le but de cette conférence est d’essayer de faire le point sur cette question qui est en fait très complexe, à partir de la vaste littérature sur le sujet. Celle-ci s’est enrichie récemment à la suite des dernières découvertes sur les exoplanètes, les travaux en exobiologie, l’histoire de la Galaxie, etc. On verra que, si certaines solutions au paradoxe sont assez simples (et frustrantes), d’autres nous interpellent quant à l’avenir d’Homo Sapiens.

 

Début :
samedi 14 décembre 2019 à 10:00:00 heure normale d’Europe centrale
Fin :
samedi 14 décembre 2019 à 12:00:00 heure normale d’Europe centrale
Endroit :
Fac des sciences (amphi 6)
23 nov. 2019
L’astronomie du futur : voir le ciel sans lumière
Damien Dornic (CPPM)
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Description :

Depuis le début du siècle dernier, l’astronomie s’est considérablement enrichie en étendant la gamme en longueur d’onde aux ondes radio et aux rayons X et gamma à haute énergie. Depuis une dizaine d’années, nous assistons à une révolution dans notre façon de faire de l’astronomie en ajoutant les ondes gravitationnelles, les neutrinos et les rayons cosmiques. Ces messagers sont les signaux des quatre grandes forces qui régissent notre Univers : les rayonnements électromagnétiques, les ondes gravitationnelles, les neutrinos et les rayons cosmiques (e.g. les protons et les noyaux). Lors d’événements cataclysmiques dans l’Univers (l’explosion d’une étoile massive en fin de vie, une fusion d’étoiles à neutrons ou de trous noirs, etc.), une quantité gigantesque d’énergie est émise dans ces différents messagers. Chaque messager amène une partie de l’information comme dans un puzzle. La détection simultanée de ces messagers permet d'acquérir différentes informations sur les sources et ainsi de compléter ce puzzle géant.

 

Cette astronomie multi-messagers est encore à son balbutiement mais les premiers résultats sont extraordinaires. En août 2017, les interféromètres LIGO et Virgo ont détecté une onde gravitationnelle, GW170817, provenant d’une fusion de deux étoiles à neutron dans la galaxie NGC 4993. Une contrepartie électromagnétique a été détectée 1,7 secondes après en rayon X-gamma par les satellites INTEGRAL et Fermi puis 11 heures après par des télescopes optiques au sol. Rapidement, cet événement est devenu une des sources transitoires la plus étudiée à ce jour. Toujours pendant l’été 2017, IceCube, un télescope à neutrino géant, a annoncé la détection d’un signal de neutrinos de haute énergie en provenance d’un noyau actif de galaxie, TXS 0506+056. Juste après, cette source a aussi été vue en rayons gamma au-dessus de 100 MeV par le Fermi-LAT et au-dessus de 100 GeV par le télescope Cherenkov MAGIC. Ces deux premiers exemples nous montrent clairement la voie à suivre pour développer l’astronomie du futur qui nécessite une collaboration mondiale de tous les chercheurs en astronomie reliés en temps réel quelque soit l’endroit sur Terre.

Illustrations : An artist’s impression of a blazar. Image credit: DESY / Science Communication Lab.

 

 

Début :
samedi 23 novembre 2019 à 10:00:00 heure normale d’Europe centrale
Fin :
samedi 23 novembre 2019 à 12:00:00 heure normale d’Europe centrale
Endroit :
Fac des sciences (amphi 6)
19 oct. 2019
La Voie lactée vue par la mission spatiale Gaia
Carine Babusiaux (Institut de Planétologie et d'Astrophysique de Grenoble)
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Description :

La mission spatiale européenne Gaia observe depuis 2014 plus d'un milliard d'étoiles de la Voie lactée et mesure leurs positions, distances, mouvements et propriétés physiques avec une précision inégalée. Gaia apporte ainsi une moisson inédite d’informations sur notre Galaxie, permettant une étude détaillée de sa structure en trois dimensions, de sa cinématique, de son origine et de son évolution. Je présenterai comment Gaia nous fourni ces données et comment elles sont en train de révolutionner nos connaissances de la Voie lactée.

Crédit de l'illustration : ESA/Gaia/DPAC, CC BY-SA 3.0 IGO

 

Début :
samedi 19 octobre 2019 à 10:00:00 heure d’été d’Europe centrale
Fin :
samedi 19 octobre 2019 à 12:00:00 heure d’été d’Europe centrale
Endroit :
Fac des sciences (amphi 6)
21 sept. 2019
Que se passe-t-il en quelques milliardièmes de milliardième de seconde ?
Anne L'Huillier (Université de Lund)
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Description :

Physique attoseconde...
Atto vient de "atten" en danois, ce qui signifie dix-huit. Une attoseconde est 0, 000 000 000 000 000 001 s. Depuis le début du millénaire, les physiciens savent comment générer des impulsions lumineuses de durée attoseconde permettant ainsi d’avoir accès à cette échelle temporelle incroyablement courte. Une nouvelle physique s'ouvre, celle de la dynamique "ultra-rapide" des électrons dans la matière. La durée des impulsions attosecondes est du même ordre de grandeur que, par exemple, le temps caractéristique de l'effet photoélectrique, précédemment considéré comme instantané. Les impulsions attosecondes peuvent être utilisées comme flashes d'une caméra ultra-rapide pour capturer le mouvement des électrons. Dans ce régime, cependant, les électrons en mouvement ne sont pas seulement des particules mais aussi des ondes et pour les caractériser, il faut mesurer leur amplitude et leur phase (la position des maximas de l’onde). En tant que physiciens, nous nous approchons lentement de l’un de nos rêves : suivre en temps réel l’évolution d’un paquet d’ondes de mécanique quantique.

 

Légende de l'illustration : Exemple de mesure de dynamique attoseconde

Début :
samedi 21 septembre 2019 à 10:00:00 heure d’été d’Europe centrale
Fin :
samedi 21 septembre 2019 à 12:00:00 heure d’été d’Europe centrale
Endroit :
Fac des sciences (amphi 6)