Fête de la science 2021

La 30ème édition de la Fête de la science

Dernière modification: 15 sept. 2021 à 08:56:05

Atelier « Technologies quantiques des deux infinis »

Dans le cadre des missions nationales qui lui sont confiées, l'IN2P3 organise et conduit, en y associant les organismes et acteurs concernés, des exercices de prospective nationale dans ses domaines de compétence. Ceux-ci couvrent les domaines de la physique des deux infinis (physique & astrophysique nucléaire, physique hadronique, physique des particules, astroparticules et cosmologie), ainsi que les développements technologiques et applications associés.

En prolongement des séminaires thématiques qui se sont tenus pour chaque groupe de travail, un atelier transversesur les «Technologies quantiques pour les deux infinis » (QT2I) se tiendra sur deux demi-journées les 30 juin et 1erjuillet, à Marseille (si les conditions sanitaires permettent la tenue en présentiel). S'agissant d'une thématique émergeante à l'institut, l'atelier a pour objet de faire le point sur l'état de l'art, de présenter les projets existants ainsique les contributions envisagées, afin d'amorcer et structurer une réflexion et une implication plus soutenues de l'institut sur ces sujets.

L'atelier transverse «Technologies quantiques pour les deux infinis» aborde d'une part les activités liées au calcul quantique et ses algorithmes associés, et d'autre part les technologies qui permettent la manipulation des étatsquantiques individuels (atomes, molécules, photons) dans le but de tirer parti de leurs propriétés de superposition,d'intrication ou de compression.

L'exploitation des corrélations quantiques par des détecteurs (usuellement nommés « détecteurs quantiques ») permet de dépasser en principe la limite quantique standard liée aux mesures simultanées de variables non-commutatives (limite d'Heisenberg). Des capteurs supra-conducteurs ont intrinsèquement la capacité de mesurer des signaux avec une sensibilité supérieure à cette limite quantique standard.

Page officielle (indico)

Dernière modification: 18 juin 2021 à 15:52:39

ATLAS recherche des paires de bosons de Higgs dans le canal de désintégration rare bbɣɣ.

Nous sommes en l'an 9 après la découverte du boson de Higgs. Toutes ses propriétés ont été mesurées. Toutes ? Non ! Un petit couplage résiste encore et toujours aux physiciens. Il s'agit de déterminer expérimentalement si le boson de Higgs peut interagir avec lui-même. Mesurer cet auto-couplage permettrait de mieux comprendre le mécanisme qui donne leur masse aux particules et de déterminer la forme du potentiel de Higgs.

La collaboration ATLAS vient de rendre public un nouveau résultat qui cherche à répondre à cette question en cherchant des paires de bosons de Higgs. C'est un processus très rare, environ 1000 fois plus rare que la production d'un boson de Higgs. Les événements pour lesquels un boson de Higgs se désintègre en deux photons et l'autre en deux quarks b sont parmi les plus prometteurs pour chercher des paires de bosons de Higgs.

De nouvelles techniques d'analyse ont été développées pour chercher ces événements rares (seuls 12 de ces événements auraient été produits au LHC jusqu'ici). Les résultats obtenus sont deux fois meilleurs que ceux de la précédente analyse.

Les physiciens ont réussi à mettre une limite sur le taux de production de paires de bosons de Higgs, à 4,1 fois la prédiction du Modèle Standard. Des limites ont aussi été mises sur une production HH via la décroissance d'une hypothétique particule au-delà du Modèle Standard.

Ce résultat pose les limites les plus contraignantes au monde sur l'auto-couplage du Higgs, mais le travail n'est pas fini. Beaucoup plus données sera nécessaire pour mesurer précisément l'auto-couplage du Higgs et voir s'il est en accord avec la prédiction du Modèle Standard. Ce sera le cas lors de la phase à haute luminosité du LHC qui prévoit de délivrer 20 fois plus de données que celles utilisées pour la présente étude, et pour laquelle l'équipe ATLAS du CPPM travaille sur la mise à jour des détecteurs.

Plus d'informations :

https://atlas.web.cern.ch/Atlas/GROUPS/PHYSICS/CONFNOTES/ATLAS-CONF-2021-016/

https://atlas.cern/updates/briefing/twice-higgs-twice-challenge

https://twitter.com/ATLASexperiment/status/1377313263986298880

Contact au CPPM : Marlon Barbero, responsable de l'équipe ATLAS

Événement candidat HH → bbγγ enregistré par ATLAS en 2017. Les traces des particules chargées sont représentées en vert, les deux candidats jets de quark b par des cônes rouges et les deux candidats photons par des tours bleues. ©CERN
Événement candidat HH → bbγγ enregistré par ATLAS en 2017. Les traces des particules chargées sont représentées en vert, les deux candidats jets de quark b par des cônes rouges et les deux candidats photons par des tours bleues. ©CERN

Dernière modification: 1 avr. 2021 à 12:21:44

Nouveau résultat intrigant de l’expérience LHCb au CERN

La collaboration LHCb a rendu public à l’occasion des rencontres de Moriond des résultats laissant entrevoir une possible violation d’une prédiction du modèle standard : l’universalité de la saveur leptonique. Les désintégrations impliquant un lepton auraient alors des probabilités différentes de se produire selon qu’il s’agit d’un électron ou d’un muon. Le résultat demande cependant à être consolidé par des analyses et des prises de données complémentaires.

Plus d'informations : https://in2p3.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/nouveau-resultat-intriguant-de-lexperience-lhcb-au-cern

Contact au CPPM : Olivier Leroy, responsable de l'équipe LHCb

Désintégration d'un méson B0 en K*0 et une paire électron-positon dans le détecteur LHCb, qui permet de sonder l'universalité leptonique dans le modèle standard. ©CERN
Désintégration d'un méson B0 en K*0 et une paire électron-positon dans le détecteur LHCb, qui permet de sonder l'universalité leptonique dans le modèle standard. ©CERN

Dernière modification: 29 mars 2021 à 10:12:39

AIDAInnova, des laboratoires et l'industrie au diapason.

10 millions d’euros, dont 850 k€ pour l’IN2P3. C’est le montant accordé aux membres du programme européen AIDAinnova pour le développement et l’innovation des détecteurs destinés aux expériences de physique des particules auprès d’accélérateurs, dans le cadre des derniers appels à proposition de projets du programme Horizon 2020. La physique des particules nécessitant des équipements de détection hautement spécialisés, souvent à l'échelle industrielle, le projet sera très fortement marqué par la collaboration entre industriels et institutions académiques. Neuf laboratoires de l’institut - dont le CPPM - participent au projet AIDAInnova qui se déroulera sur quatre ans et démarrera début avril.

Pour plus d'informations, lire l'interview de Giovanni Calderini, coordinateur du projet à l’IN2P3 : https://in2p3.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/aidainnova-laboratoires-et-industrie-au-diapason

Contact au CPPM : Cristinel Diaconu, directeur du laboratoire

Tranche de silicium gravée en technologie 130 nm, réalisée dans le cadre d'AIDA-2020 - Fonderie TSMC. Cette électronique sera utilisée dans le système de lecture des futurs détecteurs développés dans le cadre de AIDAInnova. ©CERN
Tranche de silicium gravée en technologie 130 nm, réalisée dans le cadre d'AIDA-2020 - Fonderie TSMC. Cette électronique sera utilisée dans le système de lecture des futurs détecteurs développés dans le cadre de AIDAInnova. ©CERN

Dernière modification: 1 avr. 2021 à 12:20:15