Première détection de l'émission rémanente d'un sursaut gamma à très haute énergie

Alerte presse CNRS Les explosions cosmiques les plus violentes de l’Univers donnent naissance aux sursauts gamma, des flashs de photons très brefs, mais extrêmement énergétiques. Et deux d’entre eux viennent de battre les records d’énergie détectés jusqu’alors, confirmant qu’il était possible pour ces émissions gamma d’atteindre des niveaux d’énergie au moins 1 000 milliards de fois plus élevée que celle de la lumière visible ! Ces détections prouvent pour la première fois la présence de particules accélérées à des énergies extrêmes dans les sursauts gamma. Elles mettent également en évidence que ces particules existent encore, ou sont créées, longtemps après le sursaut initial. L'hypothèse la plus vraisemblable est que l'explosion initiale engendre la formation d'un jet de plasma qui, lorsqu'il rencontre le milieu interstellaire, ralenti et crée une onde de choc qui agit alors comme un « accélérateur de particules cosmique ». Obtenus par des équipes de recherche internationales1, impliquant notamment des scientifiques CNRS, grâce au concours de différents instruments d’osbervation, ces résultats sont présentés dans trois articles publiés dans la revue Nature le 20 novembre 2019.

Au CPPM, ont participé à ces travaux des scientifiques du CNRS et d’Aix-Marseille Université.

Plus d'informations :

Dernière modification: 26 nov. 2019 à 12:39:48

Atelier-formation Dialogu IST, 3 décembre de 13h à 17h

Des données FaiR ou Fair-RR ? Réutilisation versus Recherche Reproductible ?

Après « FAIRe vivre les données de la recherche », le groupe Dialogu'IST organise un huitième atelier, animé par Fabien Borget d’Aix-Marseille Université. Cet atelier, destiné aux scientifiques et aux professionnels de l'information, porte sur la Réutilisation des données dans le contexte de la Recherche Reproductible et de la Science Ouverte. Après une première partie rappelant le contexte et les enjeux, la seconde partie présentera différents retours d’expériences pour parvenir à la production de données réutilisables, réplicables et reproductibles.

Atelier en visioconférence (14 centres), dont un à Aix-en-Provence, à la MMSH, nouvel@mmsh.univ-aix.fr et un à Marseille au CPPM, doc@cppm.in2p3.fr

Plus d’informations : http://renatis.cnrs.fr

Dernière modification: 21 nov. 2019 à 17:53:23

Le spectrographe Desi ouvre ses 5 000 yeux sur le cosmos pour traquer l'énergie noire

"Première lumière" pour l'instrument spectroscopique pour l’énergie noire, Desi (Dark Energy Spectroscopic Instrument) : son installation étant presque terminée, le nouvel instrument commence ses derniers essais avant d’entamer début 2020 et pour cinq ans une gigantesque cartographie du ciel. Cet instrument international, pour lequel le CEA, le CNRS, Aix-Marseille Université et la société Winlight System contribuent fortement, scrutera le ciel pour chercher à comprendre les effets de l’énergie noire.

Voir le communiqué de presse : http://www.cnrs.fr/fr/le-spectrographe-desi-ouvre-ses-5-000-yeux-sur-le-cosmos-pour-traquer-lenergie-noire

Dernière modification: 25 nov. 2019 à 10:38:48

80 ans du CNRS et 80 coureurs CNRS au Marseille-Cassis

Dans le cadre des 80 ans du CNRS cette année, la délégation régionale Provence et Corse du CNRS a constitué une équipe de 80 coureurs CNRS et est partenaire du Marseille-Cassis, en collaboration avec le Comité d'Action et d'Entraide Sociales. Pour la première fois en 40 ans d’existence, une étude scientifique sera conduite par des chercheurs de l’Institut des sciences du mouvement Etienne-Jules Marey (AMU/CNRS) ce dimanche 27 octobre lors du Marseille-Cassis, sur des coureurs CNRS, afin de déterminer s’il existe des différences entre les hommes et les femmes face à la fatigue musculaire (« Influence du genre sur la cinétique de récupération fonctionnelle chez des coureurs amateurs après la course Marseille-Cassis de 20 km avec dénivelé » - GenderRun). L’étude s’intéressera plus particulièrement à la récupération fonctionnelle après la course. https://www.youtube.com/watch?v=NGrAtt8XhLo&t=15s

Dernière modification: 25 oct. 2019 à 17:25:02

Contribution française au LSST - Large Synoptic Survey Telescope

La France participe à la construction du télescope LSST. Celui-ci photographiera tout le ciel de manière systématique pendant 10 ans. Il pointera dans toutes les directions possibles, couvrant environ la moitié de la voûte céleste. Le LSST est équipé d’une caméra de 3,2 milliards de pixels soit 200 fois plus qu’un appareil photo numérique performant. Ce sera la plus grande caméra numérique jamais construite. La France a notamment conçu le changeur de filtres de cette caméra. Véritable automate, bardé d’électronique, il contient 6 filtres différents permettant de mesurer la couleur des objets photographiés : galaxies, étoiles... Le changeur de filtres a été acheminé par avion, à SLAC, un laboratoire de Stanford University (San-Francisco) pour être intégré à la caméra puis testé. Le télescope LSST sera ensuite installé sur la montagne du Cerro Pachón au Chili.

Références :

Contribution de l'équipe électronique du CPPM : autochangeur en construction. Crédit : Patrick Dumas
Contribution de l'équipe mécanique du CPPM : autochangeur en construction. Crédit : Patrick Dumas
Dernière modification: 22 oct. 2019 à 17:47:40