La collaboration LHCb observe une asymétrie chez une particule à trois quarks
Communiqué de CNRS Nucléaire & Particules du 31 mars 2025
La désintégration du baryon Λb0 (lambda b), une particule composée de trois quarks, comme les protons et les neutrons, produit de nouvelles particules de matière et d’antimatière (équivalent d’une particule de matière mais de signe opposé) dans des proportions légèrement différentes, alors que l’on aurait pu s’attendre à une égalité parfaite. Cet écart, mesuré par l’expérience LHCb au CERN, est le premier du genre constaté sur des baryons, les particules contenant trois quarks. Il pourrait aider à expliquer pourquoi l’antimatière semble quasi absente de notre Univers.
Plus d’informations :
Le communiqué dans sa totalité : https://www.in2p3.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/la-collaboration-lhcb-observe-une-asymetrie-chez-une-particule-trois-quarks
Contact au CPPM :
Olivier Leroy, chercheur CNRS, responsable de l’équipe LHCb
Dernière modification: 15 sept. 2025 à 17:28:33Le télescope spatial Euclid dévoile sa première moisson d’images de l’Univers
Communiqué de CNRS Nucléaire & Particules du 19 mars 2025
Le télescope spatial Euclid, surnommé "le détective de l'Univers sombre", délivre aujourd'hui un premier échantillon de données scientifiques caractéristiques de sa mission (Quick-release 1 ou Q1). Avec des prises de vue très détaillées de portions entières de l'Univers, ce relevé spatial, qui couvre à peine 0,5% de la couverture complète attendue, est déjà plein de promesses. La France joue un rôle prépondérant à travers l'implication massive du CNRS et de ses laboratoires, tant dans la conception et la construction des instruments que dans le traitement et l'analyse des données.
Plus d’informations :
Le communiqué dans sa totalité : https://www.in2p3.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/le-telescope-spatial-euclid-devoile-sa-premiere-moisson-dimages-de-lunivers
Contacts au CPPM :
Stéphanie Escoffier, chercheuse CNRS, responsable scientifique Euclid-France, dans l’équipe de recherche en cosmologie, Renoir.
William Gillard, enseignant-chercheur à Aix-Marseille Université, responsable de l’équipe Renoir.
Dernière modification: 15 sept. 2025 à 17:27:28Vers la fin de la constante cosmologique ? Les nouveaux résultats de la collaboration DESI renforcent cette hypothèse
Communiqué de CNRS Nucléaire & Particules du 19 mars 2025
Le destin de l'Univers dépend de l'équilibre entre la matière et l'énergie noire. Cette dernière est l'ingrédient fondamental qui alimente l'accélération de son expansion. Les nouveaux résultats de la collaboration DESI (Dark Energy Spectroscopic Instrument) s'appuient sur la plus grande carte en 3D de notre Univers jamais réalisée pour retracer l'influence de l'énergie noire au cours des 11 derniers milliards d'années écoulées. Les chercheurs constatent que l'énergie noire, jusque-là largement considérée comme une « constante cosmologique », pourrait en fait évoluer au fil du temps de manière inattendue.
Plus d’informations :
Le communiqué dans sa totalité : https://www.in2p3.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/vers-la-fin-de-la-constante-cosmologique-les-nouveaux-resultats-de-la-collaboration-desi
Contacts au CPPM :
Stéphanie Escoffier, chercheuse CNRS, responsable scientifique eBoss/DESI, dans l’équipe de recherche en cosmologie, Renoir.
William Gillard, enseignant-chercheur à Aix-Marseille Université, responsable de l’équipe Renoir.
Dernière modification: 15 sept. 2025 à 17:25:52L'observatoire Vera Rubin installe la caméra LSST sur son télescope
Communiqué de CNRS Nucléaire & Particules du 13 mars 2025
L’Observatoire Vera Rubin (*) franchit une étape clé avec l’installation de la caméra LSST sur son télescope. La mise en place du dernier composant optique marque l’entrée dans la phase finale des tests. Prochaine étape : la capture des premières lumières, avant le lancement du relevé LSST (Legacy Survey of Space and Time). Équipé de la plus grande caméra numérique jamais conçue, Rubin s’apprête à collecter un volume de données sans précédent sur l’univers visible, surpassant celui de tout autre observatoire au monde.
(*) L'Observatoire Vera Rubin anciennement nommé Large Synoptic Survey Telescope (LSST, en français « Grand Télescope d’étude synoptique »).
Plus d’informations :
Le communiqué dans sa totalité : https://www.in2p3.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/lobservatoire-vera-rubin-installe-la-camera-lsst-sur-son-telescope
Contacts au CPPM :
Dominique Fouchez, chercheur CNRS, responsable scientifique LSST au CPPM, dans l’équipe l’équipe de recherche en cosmologie, Renoir.
Aurélien Marini, ingénieur CNRS, responsable technique LSST au CPPM.
William Gillard, enseignant-chercheur à Aix-Marseille Université, responsable de l’équipe Renoir.
Dernière modification: 15 sept. 2025 à 17:25:11La collaboration ZTF publie un relevé très attendu de 3628 supernovae de type Ia
Communiqué de CNRS Nucléaire et Particules du 14 février 2025
Les supernovæ Ia sont produites par l'explosion spectaculaire d'étoiles en fin de vie de la catégorie des naines blanches. Environ deux semaines après l’explosion, chaque événement atteint une luminosité équivalente à celle de 10 milliards d’étoiles semblables au Soleil, avec une remarquable régularité d’un événement à l’autre. Ces objets sont appelés « chandelles standards ». Les cosmologistes les utilisent pour mesurer les distances à travers l’Univers en comparant leur flux lumineux, les objets plus éloignés apparaissant plus faibles. L’accélération de l’expansion de l’Univers, récompensée par le prix Nobel en 2011, a été découverte à la fin des années 1990 à l’aide d’environ 100 de ces supernovæ. Depuis, les cosmologistes tentent d’expliquer cette accélération, attribuée à mystérieuse énergie noire, qui agit comme une force anti-gravitationnelle à l’échelle cosmique. Actuellement, les catalogues de supernovæ de type Ia les plus complets regroupent environ 2 000 objets observés par divers télescopes au cours des deux dernières décennies. Leur analyse récente suggère que l’énergie noire pourrait être plus complexe qu’une simple constante mathématique dans l’équation d’Einstein, comme supposé initialement. Mais qu’en est-il exactement ? La réponse reste malheureusement hors de portée car notre compréhension des mécanismes physiques à l’origine des supernovæ de type Ia reste limitée et constitue un frein à l’amélioration de nos mesures de distances et, par conséquent, à notre compréhension des lois fondamentales de l’Univers.
Plus d’informations :
Le communiqué dans sa totalité : https://www.in2p3.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/la-collaboration-ztf-publie-un-releve-tres-attendu-de-3628-supernovae-de-type-ia
Contacts CPPM :
William Gillard, responsable de l’équipe Renoir, recherche en cosmologie
Benjamin Racine, chercheur CNRS, responsable scientifique pour le projet ZTF dans l'équipe Renoir
Dernière modification: 15 sept. 2025 à 17:21:18