Des lignes de détection supplémentaires pour le détecteur sous-marin de neutrinos KM3NeT/ORCA

Le détecteur sous-marin de neutrinos KM3NeT/ORCA scrute les confins de la matière et de l’Univers par 2450 mètres de profondeur en Méditerranée. Il permet d’effectuer la recherche de neutrinos cosmiques et d’en étudier ses propriétés fondamentales. Ce détecteur est en cours d’installation et se caractérisera à terme par une centaine de lignes de détection avec des capteurs très sensibles à la lumière émise par des muons, des particules résultantes des neutrinos, véritables messagers cosmiques. Le 22 novembre, quatre nouvelles lignes sont venues s’ajouter aux six lignes existantes et fonctionnent parfaitement. Ainsi, plus de données vont pouvoir être étudiées par les équipes scientifiques.

Le 19 novembre 2021, l’équipe KM3NeT a embarqué sur le Castor, bateau de Foselev Marine, avec des lignes de détection. Le Janus, navire de recherche océanographique et d’intervention sous-marine de la Comex, se trouvait également sur le site, à une quarantaine de kilomètres au large de La Seyne-sur-Mer. L’opération en mer était d’envergure puisque sept lignes devaient être déployées mais l'état de la mer s'étant rapidement dégradé, l’opération a dû être écourtée. Quatre ont pu néanmoins être installées au fond de la mer et connectées à la boite de jonction, grâce à un ROV (Remotely Operated underwater Vehicle), véhicule sous-marin téléguidé. La boite de jonction est une véritable pièce maitresse de l’installation car c’est de ce dispositif qu’est branché aussi le câble électro-optique d’une quarantaine de kilomètres par lequel transite toutes les données jusqu’à la station de contrôle à terre qui seront analysées par les scientifiques de la collaboration internationale.

Plus d'informations :

les deux navires, Castor et Janus, crédit photo : KM3NeT Collaboration
la boîte de jonction, crédit photo : KM3NeT Collaboration
l’équipe KM3NeT sur le Janus, crédit photo : KM3NeT Collaboration
l’équipe KM3NeT sur le Castor, crédit photo : KM3NeT Collaboration
Dernière modification: 25 nov. 2021 à 17:54:54

Les protons sont de retour au LHC !

Après plus de deux ans de maintenance et de mises à jour du collisionneur et des détecteurs, des tests pilote du LHC sont en cours.

Des événements "splash" (flux de particules issus de l’interaction entre les faisceaux et un collimateur situé en amont du détecteur) ont été enregistrés, notamment par les expériences ATLAS et LHCb. Les premières frictions de protons à l'énergie d'injection dans le LHC (450 GeV par faisceau) en mode stable ont eu lieu fin octobre. Cela a permis aux deux détecteurs d'enregistrer ces premières données et de valider leur bon fonctionnement.

Rendez-vous en mars 2022 pour le début du Run 3, pour lequel le LHC augmentera son énergie dans le centre de masse de 13 à 13,6 TeV.

Le LHC vient de démarrer la circulation des faisceaux à l'énergie d'injection (2x450 GeV) en mode stable et ATLAS enregistre ces données et en particulier avec son calorimètre à argon liquide (LAr) qui a eu une mise à jour majeure dans lequel l'équipe du CPPM est très active. Le système LAr vient de transmettre pour la première fois des données avec ce nouveau système de lecture dans sa configuration mise à jour complète et en particulier vers le nouveau système de déclenchement calorimétrique de premier niveau. Cela constitue une étape majeure vers le Run 3 qui démarrera au printemps 2022.

Plus d'informations ce que font les équipes ATLAS et LHCb au CPPM :

membres de la collaboration LHCb
collisions de particules dans le détecteur ATLAS
Dernière modification: 18 nov. 2021 à 09:08:48