L'IN2P3 du CNRS fête ses 50 ans.

L'Institut national de physique nucléaire et de physique des particules, institut des deux infinis du CNRS, fête 50 ans d'exploration scientifique de l'infiniment petit à l'infiniment grand.

L'événement inaugural a eu lieu le 14 avril 2021, avec l'annonce de l'événement : https://www.youtube.com/watch?v=QrXmmTZKTFY

Voir le site officiel IN2P3 de l'évènement.

Le CPPM célèbrera cet anniversaire le 4 juin, https://indico.in2p3.fr/e/50ANSIN2P3auCPPM

Cette journée institutionnelle sera précédée d'une journée dédiée aux lycéens le 1er juin (page dédiée très prochainement).

Affiche réalisée par l'Atelier Chose et le CNRS/IN2P3 pour célébrer les 50 ans de l'institut des deux infinis
Dernière modification: 4 mai 2021 à 10:00:42

ATLAS recherche des paires de bosons de Higgs dans le canal de désintégration rare bbɣɣ.

Nous sommes en l'an 9 après la découverte du boson de Higgs. Toutes ses propriétés ont été mesurées. Toutes ? Non ! Un petit couplage résiste encore et toujours aux physiciens. Il s'agit de déterminer expérimentalement si le boson de Higgs peut interagir avec lui-même. Mesurer cet auto-couplage permettrait de mieux comprendre le mécanisme qui donne leur masse aux particules et de déterminer la forme du potentiel de Higgs.

La collaboration ATLAS vient de rendre public un nouveau résultat qui cherche à répondre à cette question en cherchant des paires de bosons de Higgs. C'est un processus très rare, environ 1000 fois plus rare que la production d'un boson de Higgs. Les événements pour lesquels un boson de Higgs se désintègre en deux photons et l'autre en deux quarks b sont parmi les plus prometteurs pour chercher des paires de bosons de Higgs.

De nouvelles techniques d'analyse ont été développées pour chercher ces événements rares (seuls 12 de ces événements auraient été produits au LHC jusqu'ici). Les résultats obtenus sont deux fois meilleurs que ceux de la précédente analyse.

Les physiciens ont réussi à mettre une limite sur le taux de production de paires de bosons de Higgs, à 4,1 fois la prédiction du Modèle Standard. Des limites ont aussi été mises sur une production HH via la décroissance d'une hypothétique particule au-delà du Modèle Standard.

Ce résultat pose les limites les plus contraignantes au monde sur l'auto-couplage du Higgs, mais le travail n'est pas fini. Beaucoup plus données sera nécessaire pour mesurer précisément l'auto-couplage du Higgs et voir s'il est en accord avec la prédiction du Modèle Standard. Ce sera le cas lors de la phase à haute luminosité du LHC qui prévoit de délivrer 20 fois plus de données que celles utilisées pour la présente étude, et pour laquelle l'équipe ATLAS du CPPM travaille sur la mise à jour des détecteurs.

Plus d'informations :

https://atlas.web.cern.ch/Atlas/GROUPS/PHYSICS/CONFNOTES/ATLAS-CONF-2021-016/

https://atlas.cern/updates/briefing/twice-higgs-twice-challenge

https://twitter.com/ATLASexperiment/status/1377313263986298880

Contact au CPPM : Marlon Barbero, responsable de l'équipe ATLAS

Événement candidat HH → bbγγ enregistré par ATLAS en 2017. Les traces des particules chargées sont représentées en vert, les deux candidats jets de quark b par des cônes rouges et les deux candidats photons par des tours bleues. ©CERN
Événement candidat HH → bbγγ enregistré par ATLAS en 2017. Les traces des particules chargées sont représentées en vert, les deux candidats jets de quark b par des cônes rouges et les deux candidats photons par des tours bleues. ©CERN

Dernière modification: 1 avr. 2021 à 12:21:44

Nouveau résultat intrigant de l’expérience LHCb au CERN

La collaboration LHCb a rendu public à l’occasion des rencontres de Moriond des résultats laissant entrevoir une possible violation d’une prédiction du modèle standard : l’universalité de la saveur leptonique. Les désintégrations impliquant un lepton auraient alors des probabilités différentes de se produire selon qu’il s’agit d’un électron ou d’un muon. Le résultat demande cependant à être consolidé par des analyses et des prises de données complémentaires.

Plus d'informations : https://in2p3.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/nouveau-resultat-intriguant-de-lexperience-lhcb-au-cern

Contact au CPPM : Olivier Leroy, responsable de l'équipe LHCb

Désintégration d'un méson B0 en K*0 et une paire électron-positon dans le détecteur LHCb, qui permet de sonder l'universalité leptonique dans le modèle standard. ©CERN
Désintégration d'un méson B0 en K*0 et une paire électron-positon dans le détecteur LHCb, qui permet de sonder l'universalité leptonique dans le modèle standard. ©CERN

Dernière modification: 29 mars 2021 à 10:12:39

AIDAInnova, des laboratoires et l'industrie au diapason.

10 millions d’euros, dont 850 k€ pour l’IN2P3. C’est le montant accordé aux membres du programme européen AIDAinnova pour le développement et l’innovation des détecteurs destinés aux expériences de physique des particules auprès d’accélérateurs, dans le cadre des derniers appels à proposition de projets du programme Horizon 2020. La physique des particules nécessitant des équipements de détection hautement spécialisés, souvent à l'échelle industrielle, le projet sera très fortement marqué par la collaboration entre industriels et institutions académiques. Neuf laboratoires de l’institut - dont le CPPM - participent au projet AIDAInnova qui se déroulera sur quatre ans et démarrera début avril.

Pour plus d'informations, lire l'interview de Giovanni Calderini, coordinateur du projet à l’IN2P3 : https://in2p3.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/aidainnova-laboratoires-et-industrie-au-diapason

Contact au CPPM : Cristinel Diaconu, directeur du laboratoire

Tranche de silicium gravée en technologie 130 nm, réalisée dans le cadre d'AIDA-2020 - Fonderie TSMC. Cette électronique sera utilisée dans le système de lecture des futurs détecteurs développés dans le cadre de AIDAInnova. ©CERN
Tranche de silicium gravée en technologie 130 nm, réalisée dans le cadre d'AIDA-2020 - Fonderie TSMC. Cette électronique sera utilisée dans le système de lecture des futurs détecteurs développés dans le cadre de AIDAInnova. ©CERN

Dernière modification: 1 avr. 2021 à 12:20:15

Questions de femmes... Découvre mon métier au cœur de l’Univers et de la matière

Le 11 février est la Journée Mondiale des Femmes en Science. L'initiative est mise en œuvre par l'UNESCO et ONU-Femmes, en collaboration avec des institutions et des partenaires de la société civile qui visent à promouvoir les femmes et les filles, https://fr.unesco.org/commemorations/womenandgirlinscienceday.

Cette journée sera l'occasion pour le CPPM de mettre en valeur les chercheures, ingénieures, techniciennes qui contribuent à la recherche dans le domaine de la physique des deux infinis, avec des activités liées à la science, à la technologie et au soutien à la recherche. A compter du 11 février et jusqu'au 8 mars, elles vous proposent un jeu de questions-réponses "Questions de femmes" pour vous faire découvrir leur métier et la passion qui les anime.

Retrouvez leurs questions-réponses sur le compte twitter du CPPM @CPPMLuminy et leurs explications sur notre site https://www.cppm.in2p3.fr/web/fr/diffusion_du_savoir/femmes_science/

Dernière modification: 9 avr. 2021 à 11:50:16